2ème DIMANCHE de CAREME, le 17 mars 2019


Jésus transfiguré avant d’être défiguré ! La foi des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, sera tellement ébranlée, quand ils verront Jésus défiguré, couronné d’épines. Jésus va mourir en croix, sous les rires moqueurs des passants et dans le silence et la non-intervention de Dieu. Est-ce que ce ne serait pas parce que Dieu ne le reconnaît pas comme son Fils et qu’il donne raison finalement à ceux qui l’ont condamné comme un imposteur ? C’est à cette question que la Transfiguration veut répondre par avance. Jésus, sur le point de prendre le chemin cruel de Jérusalem où il sera crucifié, fait entrevoir à ses apôtres sa résurrection. Il va mourir en croix, mais cette mort se changera en lumière et en vie.

En méditant ce récit de la Transfiguration, j’entends quelque chose de très important pour notre vie de croyant. Une expression que je voudrais retenir de ce récit. “Écoutez-le” Oui, j’entends la voix du Père me dire, ce matin, c’est mon Fils, tu peux l’écouter en toute confiance. Cette parole me rassure, j’ai besoin de l’entendre souvent, et vous aussi peut-être ? Vous n’osez pas parler de votre foi au Christ autour de vous. On vous dit que les chrétiens sont des naïfs qui se font illusion et que la religion est une invention des hommes pour nous consoler artificiellement des malheurs de ce temps. Vous avez peut-être honte en ce moment de l’Eglise Institution. Qui d’entre nous n’a pas été sensible à ces questions qui montent en nous aux heures de détresse ? Oui, il nous est bon d’entendre aujourd’hui cette parole du Père, comme une caution divine, “Écoutez-le, suivez son chemin, c’est un chemin de vie.” Avoir la foi, pour un chrétien, c’est écouter le Christ, faire confiance à sa parole et, touché par son message et son exemple, choisir d’y adhérer. voilà le message du Christ mais est-ce des appels bien réalistes ? Oh, on voit bien qu’il n’avait pas charge de famille, Jésus. On voit bien qu’il n’a pas eu une maison à rembourser, une voiture à assurer, ni des enfants qui partent faire des études aux quatre coins de l’Hexagone. Guerres, famines, esclavages, persécutions, deuils, maladies, meurtres, catastrophes naturelles …un Dieu d’amour peut-il laisser arriver tout cela ? Satan, le maître du doute sssssiffle à nos oreilles ssssa sssssournoise litanie ! Car le doute, n’en doutons pas, à la mauvaise haleine du démon. « La pire insulte que l’on puisse faire à Dieu, c’est de douter de lui » disait Padre Pio. Douter de Dieu est surtout une des pires tentations du démon, car elle nous fait perdre le sens de notre vie. Elle nous donne un sentiment de vacuité vertigineux (à quoi bon …) qui nous plonge vite dans la désespérance. Chaque jour, inlassablement, supplions le Seigneur de nous protéger du doute : « délivre-nous du mal ». Lorsque le doute nous traverse, regardons l’œuvre de Dieu dans nos vies. Soyons attentifs à sa présence. Combien de fois s’est-il manifesté de manière très concrète sans que nous sachions le reconnaître ?

Cette semaine, j’ai relu et médité les secrets de Fátima qui sont trois révélations, et visions, adressées en 1917 (nous fêtons cette année les 100 ans des apparitions)  par la Vierge Marie à Lúcia dos Santos et ses cousins Jacinta et Francisco Marto dans la petite ville de Fátima au Portugal. Il s’agit en fait des trois parties d’une unique révélation donnée par la Vierge le 13 juillet 1917, révélation que la Vierge Marie a demandé de ne pas divulguer immédiatement. Voici ce qu’écrit Lucie devenue religieuse à propos des 2 premières révélations publiées en 1941 : « En quoi consiste le secret? Il me semble que je peux le dire puisque le Ciel m’en a déjà donné la permission. Les représentants de Dieu sur la terre m’ont eux aussi autorisée à le faire, à plusieurs reprises, par lettres (…) .Le secret comporte trois choses distinctes, et je vais en dévoiler deux. La première fut la vision de l’Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s’ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient d’eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d’animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs. Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse: Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI, commencera une autre guerre, pire encore. (…) Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix ». En ce temps de Carême, cette parole du Christ résonne dans nos cœurs : « Convertissez-vous, écoutez-le Christ, suivez son chemin, c’est un chemin de vie !”