7ème DIM DE PAQUES-le 2/06/19

Jésus nous dit : « Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux ». Jésus le Christ nous montre enfin le véritable visage de Dieu qui est Père ! C’est tout le contraire des images que nous traînons depuis des générations : quelquefois, on entend dire : « Le bon Dieu t’a puni. » . Mais Dieu n’est pas ainsi. Je voudrais vous proposer ce témoignage : « Jésus, Fils de Dieu, je pensais que c’était plutôt du domaine des belles histoires, comme les « Contes & Légendes » de mon enfance. J’avais des tas d’objections à l’existence de Dieu. En classe, pendant les cours de catéchisme que nous faisaient des mères de famille, j’organisais des chahuts terribles. Je me faisais régulièrement mettre dehors. Je pensais que ça ne pouvait pas être vrai. Je ne voyais pas non plus quel rapport cela pouvait avoir avec ma vie. Je ne voyais pas comment quelqu’un qui avait vécu il y a 2000 ans, à plus de 3000 kilomètres, pourrait être d’un intérêt quelconque dans ma vie aujourd’hui. Donc je trouvais ça ennuyeux, faux et dépassé, sans véritable rapport avec ma vie. En fait, à l’époque je connaissais peu de choses sur la foi chrétienne. Et dans notre société l’idée de Dieu s’estompe, l’individu prend le pas. Comme dit Woody Allen : « Dieu est mort, Freud est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien… » Et nous avons du mal à découvrir la présence de Dieu : « J’ai été longtemps très déprimé. Je m’apprêtais à me suicider mais je suivais une psychanalyse freudienne stricte, et si vous vous suicidez, on vous fait payer les séances que vous ratez ». Donc, un peu comme Woody Allen, je n’y connaissais pas grand-chose et du haut de mon ignorance, c’était sans intérêt pour moi. Avec le recul, je réalise qu’il manquait quelque chose dans ma vie. Sur le moment je n’en étais pas conscient, mais j’éprouvais souvent un sentiment d’insatisfaction, je vivais projeté dans le futur. J’étais toujours dans l’attente de la prochaine étape, plutôt que de vivre dans le présent. Et je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul. Beaucoup de gens passent ainsi une grande partie de leur vie tournés vers l’étape suivante, la prochaine promotion, la prochaine relation. Et une fois qu’on y est, on se rend compte que ça ne nous satisfait pas, il reste en nous une faim de quelque chose d’autre. Un jour, cette parole du Christ a percuté ma vie : « Je suis le pain de vie, je suis le seul qui puisse satisfaire cette faim spirituelle qui est dans chaque cœur humain ». Le reste, aussi bon soit-il, les relations, le travail, les loisirs, le sport, nous laissent toujours d’une certaine manière avec cette sensation que quelque chose nous manque. Face à ce sentiment que ‘quelque chose me manque’, Jésus me dit : « Je suis le pain de vie, je suis le seul à pouvoir satisfaire cette faim profonde en toi. » « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » et depuis ma vie n’est plus la même car je ne suis plus seul, Christ est devenu mon compagnon de route ! »

Parmi les questions que je pose aux jeunes, il en est une qui me vaut des réponses étonnantes. «Si tu es croyant, qu’attends-tu de Dieu ? Que peut-Il attendre de toi ? ». Beaucoup répondent : « je n’en sais rien » . Un très grand nombre attend de Dieu qu’Il effectue Lui-même, à notre place, notre tâche humaine, qu’Il prenne nos responsabilités. Ils demandent, comme nous le faisons tous, que Dieu résolve les problèmes humains. Si Dieu pouvait exaucer leur demande, nous serions alors tous au chômage. Nous renvoyons à Dieu toutes les responsabilités qu’Il nous a  confiées ! Quel malentendu ! La famine, pour nous, c’est à Dieu de La solutionner. Les maladies, c’ est Son affaire . La guerre, c’est à Lui d’y porter un terme : «J’attends de Dieu qu’il répare la couche d’ozone » écrivait un jeune. Il pensait sans doute que Dieu étant sur place, ce serait plus commode… Beaucoup font un procès à Dieu, ils L’accusent de non-assistance à créature en danger… Quelqu’un écrivait : « On se demande s’il existe vraiment car, à regarder l’état de ce monde, Sa présence ne se voit pas beaucoup… » On nous a tellement raconté de contes de fées où des marraines toutes puissantes changent allègrement les citrouilles en carrosses sans parler des pouvoirs d’Harry Potter ! Nous voudrions un Dieu magicien ? Eh bien, soit ! Mais, la baguette magique qu’il s’est choisie, c’est nous !…

En ce court passage terrestre, nous sommes, en quelque sorte,  en stage d’amour. En apprentissage de vie divine.

Je vais vous dire un secret : lorsque nous passons du temps en présence de Dieu, dans la prière, l’intimité du cœur à cœur, dans l’Eucharistie, grâce à sa Parole, et bien, l’ Esprit-Saint nous transforme. Notre relation avec Dieu croît et s’approfondit lorsque nous passons du temps avec lui. L’Esprit de Dieu nous aide à développer notre relation avec Dieu. Il nous met en présence du Père. Comme le dit Paul : « Nous tous, nous sommes transformés par l’Esprit du Seigneur. » (2 Co 3, 18) Que se passera-t-il pour nous si cet air de famille se développe en nous ? Regardons la lettre aux Galates, Chapitre 5, versets 22 et 23. Paul nous dit dans ces versets ce qui va se passer, si nous nous laissons transformer par l’Esprit, nous vivrons alors des fruit de l’Esprit-Saint. Il dit : « Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi. » (Gal 5, 22-23) !!! Oui, cela vaut la peine de prendre du temps avec Dieu et de nous laisser transformer par l’Esprit Saint ! Quand nous faisons l’expérience de l’Esprit de Dieu, nous avons envie d’en parler aux autres. Et quand nous en parlons aux autres, la famille s’agrandit. La famille des chrétiens ne devrait jamais connaître l’immobilisme. Elle devrait sans cesse grandir et attirer de nouveaux membres, qui à leur tour reçoivent la puissance de l’Esprit Saint !!!