Homélie du dimanche 10 novembre 2019, 32e dimanche du T.O


« Il n’est pas le Dieu des morts mais des Vivants ! » Je n’ai pas eu le temps cette semaine de faire une homélie écrite mais je développerai oralement les points suivants ce dimanche :

  • Être un Vivant, c’est avoir des projets, aller de l’avant, bâtir l’avenir. Un mort n’a plus de projets, ni d’avenir évidemment !
  • Être un Vivant, c’est avoir de l’énergie, de la vitalité, du dynamisme qui nous pousse à agir, à nous engager pour construire quelque chose de durable, qui ne mourra pas tout de suite, qui durera longtemps.
  • Être un Vivant c’est grandir, se développer, croître, progresser et porter du fruit comme un arbre vivant. Un arbre sec, desséché, un arbre mort ne grandit plus et ne porte plus aucun fruit.
  • Être un Vivant, c’est être en marche, en mouvement, c’est se bouger pour aller plus loin, plus vite, plus haut. On dit de quelqu’un qu’il est mort quand il ne bouge plus.
  • Être un Vivant c’est communiquer, parler, discuter. Un mort ne parle plus et quand dans un couple, un groupe, une communauté on ne communique plus, on ne parle plus, c’est qu’il n’y a plus de vie ni d’avenir.
  • Être un Vivant, c’est être ouvert sur les autres, sur le monde. Quelqu’un qui est refermé sur lui vit au ralenti et se sclérose, se fige peu à peu !
  • Être un Vivant, c’est aimer la vie, goûter la vie, profiter de la vie, être un ‘bon vivant’ au bon sens du terme.
  • Être un Vivant, c’est ne pas vivre pour soi-même dans une petite vie mais vivre pour Dieu, vivre une vie sans limites, infinie, aux dimensions du monde et de Dieu : « Aucun d’entre vous ne vit pour soi-même… Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ! » dit Saint Paul dans son épître aux Romains (Rm 14, 7-8)
  • Être un Vivant, c’est vivre de la vie du Christ qui nous a dit : « Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l’ayez en abondance ! »

  • Être un Vivant c’est vivre dès maintenant la vie éternelle que nous aurons en plénitude dans la Résurrection, c’est donc contrairement aux Sadducéens croire à la Résurrection et la préparer maintenant en sachant qu’elle sera radicalement différente de notre vie actuelle. Aujourd’hui nous semons, dans l’au-delà nous récolterons. Ce que nous récolterons sera l’épanouissement et la transformation de ce que nous aurons semé mais nous ne pouvons imaginer comme nous serons ! Comme le dit Saint Paul il y aura autant de différence entre notre corps ressuscité et notre corps actuel qu’il y en a entre l’épi et le grain de blé, on pourrait dire aussi entre la fleur et la graine mise en terre, entre la chenille et le papillon, entre l’œuf et l’oiseau qui s’envole dans le ciel. Notre vie éternelle ne reproduira pas la vie actuelle et notamment le mariage actuel mais nous serons comme des anges totalement spiritualisés, totalement divinisés ! Être un vivant c’est vivre avec cette espérance de la Résurrection qui nous transformera totalement !

Amen !

Père René Pichon