LA Pentecôte

Aujourd’hui, c’est la fête de la PENTECOTE, oui, c’est la fête de l’Esprit-Saint. Je voudrais que vous soyez attentifs tout à l’heure à la Prière Eucharistique car je prierai l’Esprit-Saint 2 fois comme à chaque messe : je le prierai pour qu’Il sanctifie le pain et le vin qui deviendront le Corps et le Sang de Jésus. Je le prierai une 2ème fois pour qu’Il vienne en nous, dans notre cœur, nous qui sommes les membres de l’Eglise, pour que nous soyons unis les uns aux autres, pour que nous ayons conscience que nous sommes chacun, membre du Corps de l’Eglise dont la tête est le Christ. Mais qui est vraiment l’Esprit-Saint que l’on prie ? Vous savez, le Saint-Esprit, il est toujours là quand il se passe des trucs bizarres, qu’on n’arrive pas à expliquer…Monsieur Saint-Esprit, c’est quand même un sacré bonhomme ! Il plane sur les choses, sur les gens, sur le monde, il effleure de son aile l’infiniment petit, s’en repart vers l’infiniment grand, n’arrête pas d’aller et venir entre l’ici-bas et l’au-delà. Au fond, il a un job drôlement intéressant. Il se charge de transmettre le souffle du Créateur à la créature, comme si c’était la flamme olympique. Et c’est un peu ça. Car sans lui la nature serait inanimée, sans souffle, sans rien de très intéressant à vivre. C’est par lui que les choses se font et que le monde bouge véritablement. Partout où il passe, il y a des métamorphoses, des élans, des frémissements subtils, des intuitions fulgurantes. Comme il est invisible, cela arrange bien les choses : les hommes parlent de hasard, de chance, de circonstances et on imagine Monsieur Saint-Esprit drapé dans son incognito, partir à tire d’aile vers son palais d’azur, à la quête d’une nouvelle mission. Monsieur Saint-Esprit, c’est comme un oiseau : au fond pour lui, il n’y a qu’une seule chose qui compte …c’est l’esprit. L’esprit dans lequel on fait ce qu’on fait. Dès qu’il y a de l’enthousiasme, de l’espoir, de la joie de vivre, de la fraternité, de la prière, du SOW –l’esprit d ‘émerveillement- on peut être sûr que M Saint-Esprit est de la fête ! Là où il y a de la foi, il y a M Saint-Esprit. Partout où les cœurs s’embrasent, partout où des lumières s’allument, partout où des flammes brillent, M saint-Esprit est de mèche. D’ailleurs regardez bien un cierge allumé, Dieu est la LUMIERE, l’homme est le CIERGE et M Saint-Esprit est la MECHE.


C’est pour ça que si on veut y voir clair, on a intérêt à ne pas perdre de vue l’esprit. Ce n’est pas un hasard si « perdre l’esprit » signifie : « devenir fou ! »

Il faut dire à l’ Esprit-Saint « Viens » quand ça bloque en nous, quand nous avons peur de nous engager, quand nous n’arrivons pas à pardonner. Certaines personnes sont bloquées par des cas de conscience très lourds et n’osent pas en parler. Alors, il se fait leur défenseur pour leur faire comprendre que pour Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. Il est la force des départs et des re-départs, celui qui, inlassablement, nous pousse en avant. Nous pouvons tous demander à le recevoir : tout dépend de la force de notre « viens. »
Une dernière chose, l’Esprit de Dieu n’agit pas seulement dans le cœur des chrétiens. Il intervient aussi auprès de tous ceux qui ne font pas partie de l’Eglise du Christ, de tous ceux et celles qui s’efforcent de construire un monde plus juste et plus fraternel. L’Esprit-Saint ne nous a pas attendu pour travailler le cœur de chacun. Oui, Il nous précède dans le cœur de ceux que nous rencontrons. Il est très important que nous apprenions à reconnaître les signes de sa présence et de son action et que nous rendions grâce à Dieu.

Alors aujourd’hui, je voudrais vous proposer un petit jeu : puisque nous fêtons Pentecôte, la fête de l’Esprit-Saint, je voudrais vous proposer le portrait chinois de l’Esprit-Saint …si l’Esprit-Saint était un animal, il serait une colombe : pour le renouveau après le déluge, la paix, la pureté, le rayonnement, la liberté. Si l’Esprit-Saint était une partie du corps, il serait le doigt de Dieu qui indique la route. Si l’Esprit-Saint intervenait dans un sauvetage, il serait le souffle de Jésus qui réanime. Si l’Esprit-Saint était une force naturelle, il serait le vent qui pénètre partout et qui reste insaisissable. Si l’Esprit-Saint était une source d’énergie, il serait l’eau vive du torrent. Si l’Esprit-Saint était une profession, il serait un avocat. Si l’Esprit-Saint était une réaction chimique, il serait le fondant. Le fondant est un matériau qui permet à deux autres de s’unir. Pour faire du mortier, il faut du sable et du ciment mais rien ne se passerait s’il n’y avait pas l’eau. L’eau permet l’osmose et disparaît. L’Esprit-Saint permet l’unité et se fait oublier. Je me souviens de mon animatrice de catéchèse qui a eu l’idée un jour de faire « une boîte à bisous » pour des enfants qui avaient beaucoup de peine. Et les enfants trouvaient beaucoup de réconfort à l’ouvrir de temps en temps quand la mélancolie était trop forte. Dieu notre Père nous a laissé l’Esprit-Saint que Jésus présente comme le Consolateur, celui qui fait des bisous au nom de notre Père et de Jésus pour nous consoler ! Encore une comparaison : l’Esprit-Saint, Il est comme le cacao du petit-déjeuner. Si vous ne remuez pas, le cacao reste au fond du bol. Mais si nous prions, si nous participons à la messe, si nous ouvrons l’Evangile, si nous lui demandons son aide, il envahira peu à peu toute notre vie !

Jésus a dit : « L’Esprit souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de ceux qui sont nés de l’Esprit. »Cet Esprit Saint reçu à notre baptême. Oui, respirons profondément ce souffle de l’Esprit. L ‘Esprit Saint nous est envoyé …demandons lui qu’il travaille notre cÅ“ur pour devenir SOURCE et CASCADE et donner soif au monde de ce Dieu Amour, c’est cela ETRE TEMOIN DU CHRIST ! P Jérôme Martin