8ème DIMANCHE du Temps Ordinaire – ANNEE A- 26/02/2017

Chers amis, j’ai envie de laisser ce petit message à tous ceux qui ont des oreilles pour entendre et un cœur pour comprendre. L’Evangile d’aujourd’hui est l’Evangile pour petits oiseaux. Enfin, il pourrait l’être : « ne vous préoccupez de rien », « soyez comme les oiseaux qui ne font pas de réserves », « Dieu s’occupe de tout » … « Fais comme un oiseau, ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau » chante Michel Fugain. Moi, je veux bien vivre d’air pur et d’eau fraîche comme un oiseau et ne pas penser au lendemain. Cela me changerait ! Vous aussi, j’imagine. Voilà même un programme des plus sympathiques : dans un monde dévoré de soucis où la râlerie règne sans partage, dans un monde d’impôts, de course à l’argent, de règlementations, de manifestations, de fariboles idéologiques et de factures douloureuses, où on nous promet le changement pour aujourd’hui, les chrétiens seraient ces gens charmants qui sourient et s’en vont sifflotant comme merles au printemps. Il me plaît, moi, ce programme. J’avoue qu’il m’arrive même de le mettre en œuvre.
Quelquefois, j’ai même la tentation de tout laisser tomber, mon travail, mes obligations, toutes ces petites et grandes corvées qui font mon quotidien comme, je crois bien, elles font le vôtre, et de partir sac à dos sur les chemins. Exactement comme un oiseau voyageur… Charmant, mais on s’en lasserait bien vite car la paresse n’est jamais loin, ni l’égarement, ni la perte de tout repère. Et nous avons tous des responsabilités que nous devons assumer, que nous le voulions ou pas. Non, je crois que la leçon de cet Évangile est plus fine. Jésus ne parlait pas aux petits oiseaux ; ils parlaient à des hommes. Jeunes et adultes. Ecoutez bien : Jésus ne nous invite pas à tout laisser tomber ; il nous invite à faire de notre mieux ce que nous avons à faire, mais sans nous inquiéter du résultat car c’est Dieu qui décide de faire porter un fruit énorme à un tout petit effort. Dieu Providence, ce n’est pas le Dieu qui prévoit tout mais c’est Lui qui pourvoit en donnant sa Grâce quand il faut : c’est Lui qui fait germer la foi, ou bien l’espoir, ou bien l’amour ! Oui, Dieu nous invite à faire de notre mieux ce que nous avons à faire : j’ai rencontré cette semaine un chrétien qui m’a parlé du bonheur. Un jour, il a voulu créer un groupe de gens heureux : le Club de la Bonne Humeur. Le plus dur, ça été pour recruter : on était juste deux m’a-t-il dit alors que les gens de mauvaise humeur, ils étaient des millions. Au début, évidemment, le Club de la Bonne Humeur attire beaucoup, parce qu’il y fait toujours beau, seulement, c’est très-très difficile. Pas pour y entrer, non : mais pour y rester. Quand vous vous réveillez le matin, parfois vous êtes tout ensoleillé de bonheur, tellement vous rayonnez. Et puis la journée commence, et vous rencontrez de gens qui ont dans la tête des nuages gris foncé qui filent à la queue-leu-leu. Ils sont si menaçants –les nuages et les gens !- qu’on a l’impression qu’il suffit de les piquer légèrement pour qu’ils se déchaînent en orages. Alors évidemment, c’est pas facile de rester au beau fixe. Et vous finissez par passer de l’autre côté, du côté des gens de mauvaise humeur. Vous vous dites : « après tout, il n’y a pas de raison que je fasse des efforts, puisque personne n’en fait ! ». C’est drôle : c’est comme s’il y avait plus de plaisir à se faire l’avocat du diable que le complice de Dieu. Ce jeune chrétien m’a dit que la mauvaise humeur, c’est comme la grippe : il suffit qu’il y en ait un qui l’ait pour que dix l’attrapent. Moi, ce que je ne comprends pas c’est qu’on n’arrive pas à contaminer les gens aussi avec la bonne humeur. Mon intuition me dit qu’il y a quelque chose qui flotte dans l’air…mais les gens n’osent pas. Pourtant, la règle du bonheur, c’est de « chercher d’abord le Royaume de Dieu et sa justice » comme le dit Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui. Alors comme ça, avec ce jeune chrétien rencontré cette semaine, j’ai décidé de faire des cures de bonne humeur. Pour cela, il faut beaucoup jeûner : pendant des jours et des jours, on décide de ne pas dire un seul mot vilain, méchant et de ne voir que ce qui va bien chez les autres mais aussi en nous…cela évidemment se demande à Dieu : « Fais pleuvoir des tas de Grâces dans ma vie, Seigneur ! ». Même si on a de gros nuages gris foncé qui planent à l’intérieur, eh bien, c’est interdit de les faire pleuvoir, on a qu’à regarder au-dessus, vous savez : la face qui est toujours tournée vers le soleil. Et quand on a du méli-mélo dans la tête, quand on a de la colère, il faut dire à Dieu Notre Père : « pardon de t’avoir blessé. J’ai regardé le mauvais côté »… Au début, c’est très difficile, parce qu’on aimerait se laisser aller dans ses humeurs. Même si les autres sont d’un accueil glacial, eh bien on reste chaleureux, de toute la chaleur qu’on a accumulée pendant sa cure de bonne humeur. Je ne sais pas si vous avez remarqué : ce qui sépare les gens, ce sont les mots. Même les p’tits mots de rien du tout, ça peut produire les pire maux. Il y a des mots blessants, et puis aussi des mots qui tuent. Peut-être bien qu’il vaudrait mieux se taire plus souvent. C’est comme ça qu’on peut dessiner la vie et témoigner du Christ: « ne vous faites pas de souci pour demain ». Le Seigneur compte sur vous pour que la vie ressemble à une cathédrale plutôt qu’à une vieille cabane pourrie qui menace tous les jours de s’écrouler. »
Alors tous à vos téléphones…après la messe !
Si vous vous sentez prêts à proclamer les merveilles de Dieu avec ce que vous êtes, tapez 1
Si vous avez encore besoin d’arguments avant de vous engager, tapez 2.Quoi qu’il en soit restez en ligne avec Dieu pour DEMEURER en Lui et gardez le sourire car la foi grandit quand on la partage !!!