33ème Dimanche du Temps Ordinaire –ANNEE A – 19/11/2017

La parabole des talents que nous venons de relire évoque ce genre de réflexions un peu courtes qui font partie de la sagesse populaire : un tel avait reçu un grand talent, mais il l’a gâché ou il l’a enfoui ; ou bien au contraire, un tel n’avait peut-être pas de génie, mais il a su exploiter au mieux son talent, il l’a fait fructifier. Dans cette parabole, il ne s’agit pas de cela !

Cette parabole des talents nous invite à réfléchir sur la diversité des dons et des vocations dans l’Eglise. Regardons nous : nous sommes différents dans beaucoup de domaines : c’est ce qui doit faire notre force, c’est ce qui doit faire notre richesse et non notre fragilité. Regardons les familles : dans une famille, chacun a sa place mais chacun tient une place différente : grand-père, grand-mère, père, mère, enfants…chacun a à vivre sa vocation, il en est de même dans l’Eglise de Dieu, nous formons un grand corps, composé de différents membres qui tous jouent un rôle : le rôle de chrétiens qui éduquent leurs enfants dans la foi en Jésus-Christ est aussi important que la mission de tel ou tel prêtre …différent mais aussi important …chacun aura sa place dans ce corps qu’est   l’Eglise .Nous n’avons pas reçu les mêmes talents mais selon notre talent, nous sommes tous indispensables nous dit St Paul.

Il ne s’agit pas de savoir si nous avons reçu beaucoup ou peu de talents. Toute la question est de découvrir sa vocation propre, celle qui correspond au don que nous avons reçu de Dieu et de le faire fructifier au maximum . Et Paul continue : « Dieu a disposé dans le corps chacun des membres… l’œil ne peut pas dire à la main, je n’ai pas besoin de toi, ni la tête dire aux pieds, je n’ai pas besoin de vous ».Paul prend l’image tellement réaliste du corps où chaque membre est indispensable. On pourrait aussi avoir recours à l’image de l’orchestre où la prestation de chaque instrument, qu’il s’agisse du haut-bois ou de la contrebasse est indispensable. Mais de quels talents s’agit-il ? Il s’agit des capacités qui sont données à chacun d’entre nous de faire naître, vivre et grandir le Royaume …tout ce qui m’a été donné et que je peux valoriser : mes capacités manuelles, intellectuelles, mon sourire, ma sensibilité, mon contact facile, ma facilité à réconforter. Je pense aussi à celui ou à celle qui définitivement ou momentanément est disponible. Ce talent, il le fera fructifier s’il accorde du temps selon que son cœur, son discernement mais aussi l’urgence lui feront découvrir. Il pourra aider à accueillir ou écouter un voisin en détresse, à réconforter tel ou tel malade .Les choix, les pistes sont nombreux mais attention, souvenez-vous, le maître part longtemps. Il compte ainsi sur notre persévérance, sur notre fidélité. Le danger, c’est peut-être le coup de cœur, le service et l’entraide d’un moment, ce qui fait que je m’occupe d’un autre une fois, deux fois et alors que lui commençait à compter sur moi, alors qu’il commençait à comprendre qu’il existait pour un autre, voilà que je me lasse, que j’abandonne. Ma fidélité est aussi un talent à mettre en œuvre.

En cette Journée des Pauvres, des personnes fragiles, instaurée par Notre Pape François, écoutons son message : « « Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18). Ces paroles de l’apôtre Jean expriment un impératif dont aucun chrétien ne peut faire abstraction. La gravité avec laquelle le ‘‘disciple bien-aimé’’ transmet, jusqu’à nos jours, le commandement de Jésus s’accentue encore davantage par l’opposition qu’elle révèle entre les paroles vides qui sont souvent sur nos lèvres et les actes concrets auxquels nous sommes au contraire appelés à nous mesurer ». Laissez-moi simplement vous rappeler le dernier appel de l’abbé Pierre quelques jours avant son départ vers le Ciel :  « C’est à votre tour aujourd’hui de vous mobiliser. Même si vous n’avez pas envie d’être dérangés dans une société en crise mais aussi une société du trop-plein. Nous vivons dans une nation riche. Avec cependant, des millions de personnes qui survivent sous le seuil de pauvreté. Une nation qui devrait  mobiliser toutes ses forces pour construire son avenir mais qui laisse des millions d’hommes et de femmes de côté. Une nation qui a tant construit qu’on y trouve près de trois millions de résidences secondaires. Et autant de personnes mal logées. Une nation qui s’est dotée d’un système de protection sociale formidable. Et qui pourtant souffre, comme jamais du manque de lien social. Une nation qui sait porter haut et fort ses idéaux, mais qui a besoin de retrouver l’estime d’elle-même. Que sont la liberté, l’égalité, la fraternité sans la dignité ? Alors que faire ? Attendre ? Laisser faire ? Se lamenter ?  Non ! Cessez de vous sentir impuissant devant tant de souffrances. Sortons de cette torpeur qui nous écrase. Nous vous appelons à passer à l’acte. Pour éviter que notre inaction ne devienne un crime contre notre humanité ! c’est quand nos collègues, nos voisins, nos amis verront que nous agissons qu’ils nous rejoindront ! Mieux vaut notre petit geste, notre petite action qu’un grand et beau rêve qui ne se réalise jamais. Faire des petites choses n’est jamais ridicule ! »

Jean-Paul II ne dit pas autre chose dans son encyclique social Centissimus annus publié en 1991, quand il affirme « l’homme  est la route de l’Eglise car l’Eglise voit dans le pauvre, l’exclu, le visage du Christ. Porter secours n’est pas chose facile, dit-il mais il faut le courage d’affronter le risque car l’aide au plus faible entraîne un changement, la conversion des cœurs ! ».

Sur un sentier raide et pierreux, un homme rencontre une petite fille qui portait sur le dos son jeune frère. « Mon enfant, dit cet homme, tu portes un lourd fardeau ».Elle regarde l’homme et lui dit : « ce n’est pas un fardeau, monsieur, c’est mon frère ». Et l’homme écrit quelques temps après : « je restais interdit car le mot de cet enfant courageuse s’est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des hommes m’accable et que tout le courage me quitte, je me rappelle de ces mots « ce n’est pas un fardeau que tu portes, c’est ton frère … » !


La parabole des talents que nous venons de relire évoque ce genre de réflexions un peu courtes qui font partie de la sagesse populaire : un tel avait reçu un grand talent, mais il l’a gâché ou il l’a enfoui ; ou bien au contraire, un tel n’avait peut-être pas de génie, mais il a su exploiter au mieux son talent, il l’a fait fructifier.
Dans cette parabole, il ne s’agit pas de cela !

Cette parabole des talents nous invite à réfléchir sur la diversité des dons et des vocations dans l’Eglise. Regardons nous : nous sommes différents dans beaucoup de domaines : c’est ce qui doit faire notre force, c’est ce qui doit faire notre richesse et non notre fragilité. Regardons les familles : dans une famille, chacun a sa place mais chacun tient une place différente : grand-père, grand-mère, père, mère, enfants…chacun a à vivre sa vocation, il en est de même dans l’Eglise de Dieu, nous formons un grand corps, composé de différents membres qui tous jouent un rôle : le rôle de chrétiens qui éduquent leurs enfants dans la foi en Jésus-Christ est aussi important que la mission de tel ou tel prêtre …différent mais aussi important …chacun aura sa place dans ce corps qu’est   l’Eglise .Nous n’avons pas reçu les mêmes talents mais selon notre talent, nous sommes tous indispensables nous dit St Paul.

Il ne s’agit pas de savoir si nous avons reçu beaucoup ou peu de talents. Toute la question est de découvrir sa vocation propre, celle qui correspond au don que nous avons reçu de Dieu et de le faire fructifier au maximum . Et Paul continue : « Dieu a disposé dans le corps chacun des membres… l’œil ne peut pas dire à la main, je n’ai pas besoin de toi, ni la tête dire aux pieds, je n’ai pas besoin de vous ».Paul prend l’image tellement réaliste du corps où chaque membre est indispensable. On pourrait aussi avoir recours à l’image de l’orchestre où la prestation de chaque instrument, qu’il s’agisse du haut-bois ou de la contrebasse est indispensable. Mais de quels talents s’agit-il ? Il s’agit des capacités qui sont données à chacun d’entre nous de faire naître, vivre et grandir le Royaume …tout ce qui m’a été donné et que je peux valoriser : mes capacités manuelles, intellectuelles, mon sourire, ma sensibilité, mon contact facile, ma facilité à réconforter. Je pense aussi à celui ou à celle qui définitivement ou momentanément est disponible. Ce talent, il le fera fructifier s’il accorde du temps selon que son cœur, son discernement mais aussi l’urgence lui feront découvrir. Il pourra aider à accueillir ou écouter un voisin en détresse, à réconforter tel ou tel malade .Les choix, les pistes sont nombreux mais attention, souvenez-vous, le maître part longtemps. Il compte ainsi sur notre persévérance, sur notre fidélité. Le danger, c’est peut-être le coup de cœur, le service et l’entraide d’un moment, ce qui fait que je m’occupe d’un autre une fois, deux fois et alors que lui commençait à compter sur moi, alors qu’il commençait à comprendre qu’il existait pour un autre, voilà que je me lasse, que j’abandonne. Ma fidélité est aussi un talent à mettre en œuvre.

En cette Journée des Pauvres, des personnes fragiles, instaurée par Notre Pape François, écoutons son message : « « Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18). Ces paroles de l’apôtre Jean expriment un impératif dont aucun chrétien ne peut faire abstraction. La gravité avec laquelle le ‘‘disciple bien-aimé’’ transmet, jusqu’à nos jours, le commandement de Jésus s’accentue encore davantage par l’opposition qu’elle révèle entre les paroles vides qui sont souvent sur nos lèvres et les actes concrets auxquels nous sommes au contraire appelés à nous mesurer ». Laissez-moi simplement vous rappeler le dernier appel de l’abbé Pierre quelques jours avant son départ vers le Ciel :  « C’est à votre tour aujourd’hui de vous mobiliser. Même si vous n’avez pas envie d’être dérangés dans une société en crise mais aussi une société du trop-plein. Nous vivons dans une nation riche. Avec cependant, des millions de personnes qui survivent sous le seuil de pauvreté. Une nation qui devrait  mobiliser toutes ses forces pour construire son avenir mais qui laisse des millions d’hommes et de femmes de côté. Une nation qui a tant construit qu’on y trouve près de trois millions de résidences secondaires. Et autant de personnes mal logées. Une nation qui s’est dotée d’un système de protection sociale formidable. Et qui pourtant souffre, comme jamais du manque de lien social. Une nation qui sait porter haut et fort ses idéaux, mais qui a besoin de retrouver l’estime d’elle-même. Que sont la liberté, l’égalité, la fraternité sans la dignité ? Alors que faire ? Attendre ? Laisser faire ? Se lamenter ?  Non ! Cessez de vous sentir impuissant devant tant de souffrances. Sortons de cette torpeur qui nous écrase. Nous vous appelons à passer à l’acte. Pour éviter que notre inaction ne devienne un crime contre notre humanité ! c’est quand nos collègues, nos voisins, nos amis verront que nous agissons qu’ils nous rejoindront ! Mieux vaut notre petit geste, notre petite action qu’un grand et beau rêve qui ne se réalise jamais. Faire des petites choses n’est jamais ridicule ! »

Jean-Paul II ne dit pas autre chose dans son encyclique social Centissimus annus publié en 1991, quand il affirme « l’homme  est la route de l’Eglise car l’Eglise voit dans le pauvre, l’exclu, le visage du Christ. Porter secours n’est pas chose facile, dit-il mais il faut le courage d’affronter le risque car l’aide au plus faible entraîne un changement, la conversion des cœurs ! ».

Sur un sentier raide et pierreux, un homme rencontre une petite fille qui portait sur le dos son jeune frère. « Mon enfant, dit cet homme, tu portes un lourd fardeau ».Elle regarde l’homme et lui dit : « ce n’est pas un fardeau, monsieur, c’est mon frère ». Et l’homme écrit quelques temps après : « je restais interdit car le mot de cet enfant courageuse s’est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des hommes m’accable et que tout le courage me quitte, je me rappelle de ces mots « ce n’est pas un fardeau que tu portes, c’est ton frère … » !